17 octobre 2009
with hue and cry...
Parce que mes doigts raidis sonnent faux
Sur la chair tuméfiée du rêve…
Il me faudrait réunir mes univers désarticulés
Défaire les circonlocutions que l’incertitude ébauche au sein de mes brumes..
Recentrer le tout en un seul cri..
En une unique parole d’urgence.
La clamer à des oreilles occultées..
La jeter aux œillades grises des sourds
L’apostasier…
L’abandonner..
Mais surtout l’extérioriser…
the last dance of the fireflies..
elles étaient les dernieres survivantes
boulevard des astres disparus
Un écho magnéto-luminescent rejaillit,
tel un riff entre leurs regards aléatoires,
faisant se rapprocher ces deux lucioles errantes
Plus séduites par les clairs-obscurs
que par les néons blafards des motels
A la recherche du sens caché de leur survie
Au cœur d’une absence absolue,
Elles mêlaient leurs ailes douces
Retraçaient leurs bouches en corps
nimbés de cendres,
Et..pendant ce temps..
la réalité déflorait leur gracieuse danse..
Les lucioles s’éteignent à l’aube d’une nouvelle galaxie..
27 septembre 2009
face nord insaisissable
Lorsque je serai partie là-bas
où l'ozone embellit les champs de vision,
où l'on se perd souvent en songe
jusqu'au moment de non retour
quand j'aurai franchi l'insaisissable
voile qu'on ne traverse jamais
qu'en un seul sens, il se pourrait,
que la bas..où
aucune fumée n’afflue vers le ciel
en se tordant comme un reptile..
les reptiles ayant disparus depuis longtemps…
Ne reste que l’éternellement étrange..
tellement bizarrement rêvé..
La bas peut être te reconnaitrai je..
06 septembre 2009
she wears bubble shoes..
C’est là qu’il fallait la chercher…
En opposition à sa survie en pesanteur,
elle avait déposé ses rêves sur les ailes de l’innocence…
À la détermination du vent, les plumes bravent l’attraction terrestre.
Comment pourrait-elle survivre autrement ??
Autrement que dans cette aspiration folle des sons..des mots..,
qui dans leur abstraction glorifient tous les possibles ?
Là, dans cette bulle, bien a l’abri des logiques humaines trop barbares pour elle…
Elle esquivait la pesanteur, le temps d’être anesthésiée,
le temps de planer dans le silence.
Ce silence qui fait renaitre
parce qu’il pulvérise le bruit du réel en lui inspirant un souffle vierge…
06 août 2009
shadow butterflies
Les papillons sans ombre et leurs sourires defeuillés
écrasent leurs regards contre la façade des choses de la vie..
Ils décomposent et passent outre un mur de raisons candides ..
Leurs ailes sous la toile.. ils recomposent mes rêves fugitifs..
Quand les murs s’effondrent reste un tas de briques ..
Tout perd son sens..ne reste qu’un trou béant..
Il me faut m’immiscer dans les failles… chercher ces instants de grâce …
Ou le silence étreint la poésie de la source..
28 juillet 2009
lady stardust...
aux transparences de mon âme
incertaine et dépouillée,
je ne suis qu’un élément de l’espace..
une particule longeant des quais disloqués..
Sans amarre
je ne subsiste que pour me caresser de la brise légère
qui s’échappe des fissures de l’implacable sablier..
Il suffirait d’un rien…
que l’une de mes mains se décide a étouffer ce filon de vie,
pour que tout se pulvérise..
Je voudrais pouvoir m’accaparer
de tous ces mots perdus ainsi en poussières d’étoiles..
dénudés de leurs apparences..extirpés de leurs sens..
et reconstruire inlassablement un silence de dénuement..
Découvrez la playlist nice de pointedespieds
18 juillet 2009
road to nowhere
entendre la parcimonieuse musique du temps
dans les pierres désenchantées
Flâner dans la trace
des jours
où se grave l’empreinte
des faux vivants.
Empreintes de marbre,
faux-pas..
sentier qui mène à
la versatilité des vents…
07 juillet 2009
ride on the wild side..
chaotiquement bercent mon attente
je sollicite une filiation entre les réticences de la lumière..
à la station le vent geint.
chahute des ruelles antagonistes..
Un métro déconcertant
au cœur béant
encage l’amour présent..jugule..
Je pénètre les entrailles de la ville
en m’émaillant..
aucune définition.. aucune date
aucune station…
je m’imprègne d’anonymat..
en zigzaguant entre des taxis assoupis
et des trottoirs absorbeurs de pas perdus..
effrayant les badauds noctambules..
je m’aspire vers le bas..
a la recherche d’un tiroir..
29 mai 2009
esquive
Faire silence... pour esquiver de
jeter l'encre
par crainte, par confusion, en nuages
pudiques
Se conjuguer pour ne plus jamais se délaisser
S'arrimer
Meurtrissures sur draps
Encre ravage..
On écrit toujours pour quelqu’un
Ou pour ses rêves
S’exiler…maquiller avec des mots
une vague de désarroi..ou
des missives amoureuses en coups de pinceau
mélodies pastelles..
Flâner en translucidité…sans matière
Transgresser les jours
Bercer un regard
langoureux, émerveillé
Faire naître des reflets-mirages
au sein de bulles douillettes
Emporter un regard
tendre étonné..
On ne crée pas d’envoûtement en comptant les pieds
mais en buvant des vers trop pleins
de brûlures ou de caresses attentives..
progresser pas à pas
âme et coeur liés
nuit après nuit…
L’âme-coquillage à l'oreille
pendant que la douleur s'espace
laissant ses bleus en souvenirs
éphémères
sur la peau..
Y tremper la plume afin que
des mots-tendresse s’étalent en
sentiments tatouages..
délivrance de soi
au plus profond de l’émotion..
être sensitif et le revendiquer
en mots naissants..
fragiles…
09 mai 2009
une pause s'impose.....
"In a place far away from anyone or anywhere, I drifted off for a moment." -- Haruki Murakami -- 








